Le deuxième tronçon
Ce tronçon déroule ses 2 km le long de la voie TGV et traverse la vallée inondable du Loir. De ce fait, il repose sur des remblais culminant à un mètre au-dessus de la cote des plus hautes eaux connue. Le remblai le plus élevé se situe à 5 mètres au-dessus du terrain naturel.

Le tronçon débute par une branche du giratoire situé sur la RD 5, prévu dès sa réalisation au bout du premier tronçon, et débouche sur la route de Montoire (RD 915), grâce à un giratoire qui permettra d'assurer la continuité du trafic avec le troisième tronçon.

Grâce à un premier ouvrage, il enjambe auparavant la voie communale n°2 (rue de la vallée), au droit de laquelle la création d'un demi-échangeur autorise les échanges.

C'est par la réalisation d'un viaduc courbe de 180 m de long, qu'il franchit d'abord la voie communale n° 3 puis le Loir. Cette grande largeur d'ouverture (brèche) a été calculée pour laisser passer, lors d'une crue centennale, le même débit que celui existant aujourd'hui.

Un dernier ouvrage appelé "ouvrage de décharge", permet, grâce au bassin creusé sous l'ouvrage lui -même, le passage d'un plus gros volume et donc une évacuation plus rapide des eaux de crue. De plus, la création de cet ouvrage a permis le rétablissement du chemin rural existant.
Coté développement durable, la réutilisation en remblais des matériaux du site, après un traitement adapté à la zone humide traversée, et l'utilisation de granulats de récupération dans les chaussées, sont à l'origine d'une réduction très importante de la production de carbone, par rapport aux habitudes traditionnelles de construction. Un minimum de transport et un recyclage des matériaux sont deux priorités pour un aménagement responsable.
Enfin, pour minimiser les nuisances sonores engendrées par cette nouvelle voie, des merlons de terre sont disposés au droit des habitations. Le positionnement et la taille de ces dispositifs ont pour effet secondaire d'arrêter également une quantité non négligeable des décibels émis à cet endroit par le passage des TGV.
Le 4 février 2011, en présence de tous les acteurs du projet (élus locaux, agriculteurs, associations, entreprises, représentants de l'État, personnels des services techniques du Conseil général...), ce deuxième tronçon est inauguré et ouvert à la circulation.

