L'Internet haut débit

Le déploiement de l'Internet haut débit par les lignes téléphoniques (ADSL) permet de desservir 99,5 % des Loir-et-Chériens.
Pour les zones éloignées qui ne peuvent pas bénéficier de l'ADSL, le Conseil général met en place le dispositif "NRA-ZO" (nœuds de raccordement des abonnées en zone d'ombre).

 

 

L'accès à l'Internet haut débit par la technologie NRA-ZO  


Par le réseau filaire

La première phase de déploiement de ce dispositif s'est achevée en décembre 2009 avec l'inauguration d’un 15e site à Noyers-sur-Cher. Ces 15 sites représentent plus de 1 000 lignes, désormais accessibles à l'Internet haut débit.

La phase II a démarré au 1er semestre 2010 et s’est achevée en février 2011. Elle concerne 8 sites : Fontaines-en-Sologne (2 sites), Lunay, Saint-Laurent-des-Bois, Champigny-en-Beauce, Angé, Le Gault-du-Perche, Montrouveau, qui ont été inaugurés et sont désormais en service. Ils représentent environ 400 lignes accessibles à l'Internet haut débit. 

L'Union européenne, l'État et la Région Centre participent financièrement au déploiement de cette solution technologique, dont le budget global est d'1,3 million d'euros.

Malgré ces solutions, des études techniques réalisées sur certaines communes font apparaître un nombre important de lignes à reprendre, au-delà des seules lignes inéligibles. Cela supposerait de traiter en fibre optique les NRA-ZO correspondants. Cette solution, imposée par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (l’Arcep), se révèle très onéreuse.

Pour ces communes, mais aussi pour celles qui comptent des lignes isolées – environ 650 – l'offre satellitaire demeure la meilleure alternative de réception. (Cf rubrique : « La solution satellite » ci-dessous) 

Historique : Le haut débit en Loir-et-Cher

Juillet 2004 - décembre 2006

Signée en juillet 2004 entre le Conseil général et France Telecom, la convention « Département Innovant », qui a pris fin le 31 décembre 2006, a permis qu’à ce jour, 99,5 % des lignes du département soient éligibles au haut débit grâce à la technologie filaire ADSL-Re ADSL, déployée par l’opérateur historique.

Malgré ces évolutions, l'éloignement du central téléphonique constitue toujours une barrière physique interdisant un accès au haut débit par la technologie filaire à 2 100 foyers du département.  En effet, disséminées sur l'ensemble du territoire national et départemental, un certain nombre de zones blanches (appelées également zones d'ombre) restent à ce jour non desservies en technologie DSL, même par le service ADSL « plancher » de 512 Kbps.

Automne 2007

Le 13 décembre 2007, l'assemblée départementale décide d’engager un programme de déploiement de 15 sites destiné à couvrir les zones d'ombre des communes identifiées pour lesquelles la technologie NRA-ZO est envisageable.


Juillet 2008 – décembre 2009


Depuis décembre 2009, quinze communes bénéficient de la technologie NRA-ZO permettant de couvrir partiellement les zones blanches : Binas, Boursay, Châteauvieux, Fontaine-les-Coteaux, La Chapelle-Enchérie, Les Hayes/Saint-Martin-des-Blois, Le Plessis-Dorin, Lignières/Beauvilliers, Mareuil-sur-Cher, Maves, Orçay, Prénouvellon, Saint-Lubin-en-Vergonnois, Bauzy et Noyers-sur-Cher. Au total, ce sont plus de 1000 lignes qui ont été rendues éligibles durant la période 2009/2010.


En juin 2009, l'assemblée départementale décide la poursuite du déploiement NRA-ZO par la réalisation de 8 sites sur les communes d'Angé, Champigny-en-Beauce, Fontaines-en-Sologne (2 sites), Le Gault-du-Perche, Lunay, Montrouveau, Saint-Laurent-des-Bois. Cette seconde phase s’est achevée en février 2011.


Et demain ?

Le schéma départemental d’aménagement numérique (SDAN) lancé le 17 juin 2010 a pour objectif de déterminer, prioriser et coordonner les initiatives contribuant au maillage numérique du territoire en matière de réseaux très haut débit, fixe ou mobile y compris satellitaire. Si la priorité demeure le développement économique départemental, ce schéma s’attachera également à étudier les besoins des différentes catégories d’usagers pour favoriser le développement des usages, des nouveaux services notamment dans les secteurs de l’enseignement, des services à la personne, du tourisme, de la santé.
Le marché a été attribué le 15 février 2011 pour un montant de 83 720 € financés à 80 % par le Feder (Fonds européen de développement régional), le CPER (Contrat de projet État Région) et la Caisse des dépôts et consignations.

11 mars 2011 : premier comité de pilotage sous la présidence de monsieur Patrice Martin-Lalande, vice-président du Conseil général chargé des technologies de l'information et de la communication.

 

La solution satellite

Pour les foyers ne disposant pas d’un accès Internet haut débit, l'offre satellitaire demeure la meilleure alternative de réception. C’est pourquoi le Conseil général a mis en place une aide maximale de 400 € TTC, destinée aux particuliers et aux entreprises qui souhaitent s'équiper. 235 foyers loir-et-chériens en ont déjà bénéficié.

L’offre Internet par satellite a fait son apparition fin 2008. Le Conseil général de Loir-et-Cher fut l’un des premiers départements à agir de façon conséquente sur ce front numérique en décidant d’aider les foyers privés du haut débit.

Témoignages 

“L'installation est opérationnelle et le résultat très satisfaisant”, témoigne Daniel Rabeiren, dirigeant d'une scierie à La Colombe. Il ajoute : “Nous arrivons à communiquer de façon tout à fait correcte. Nous sommes heureux de ne pas habiter un département à la traîne ! Et nous espérons qu'à l'avenir, toutes les communes pourront profiter des nouvelles technologies.”

 

Selon Patrice Martin-Lalande, vice-président du Conseil général chargé des technologies de l'information et de la communication :“Il est possible d'avoir l'internet haut débit dans le Loir-et-Cher d'une façon ou d'une autre. Les nouvelles technologies évoluent en permanence. C'est bien, car ainsi il est possible d'espérer obtenir mieux. Mais c'est aussi redoutable en termes d'investissement financier car cela bouge tout le temps”, précise-il. Un système valable aujourd'hui peut ne plus être approprié un ou deux ans plus tard.

 

 

 

Des offres évolutives

Plusieurs opérateurs proposent des formules avec des quotas et débits différents. Ainsi, le débit de 128 Kbps en émission n’est pas une référence pour juger des faiblesses de la solution par satellite. Certains opérateurs proposent du 512 Kbps offrant ainsi un débit proche de celui de l’ADSL, d’autres peuvent fournir des quotas de 4.7 Go par mois. Un volume de cet ordre permet le partage de photos, la consultation des mails, le surf et même, raisonnablement, le visionnage de vidéo en streaming*.

* Streaming vient du mot anglais "stream" qui signifie "flux". Cette technologie permet de regarder des vidéos et/ou d'écouter du son en temps réel. Il n'est donc pas nécessaire d'attendre leur téléchargement complet pour les visionner ou les écouter.

Si la technologie de l’Internet par satellite est bien plus jeune que l’ADSL sur le marché français, elle représente cependant une autre solution de connexion qui est en constante et positive évolution en offrant aux foyers situés en zone inéligible les conditions d’accéder également à l’Internet haut débit. Dans les prochaines semaines, les opérateurs proposeront un quota et une bande passante plus importants grâce à la mise en orbite de satellites de nouvelle génération. En 2015, il est prévu la mise en service du projet Megasat, un satellite permettant la couverture en 50 Mbps de 2 millions de foyers, offrant ainsi une connexion équivalente à la fibre optique aux personnes vivant dans des zones ne permettant pas le déploiement rapide de cette fibre.

Quel opérateur choisir ?

  • NordNet

    tél. 0 800 66 55 50 (numéro vert)

  • Numéo

    tél. 0 826 624 400 (0,15 ct/min)

  • Vivéole

    tél. 0 805 017 082 (numéro vert)

  • Sat2way

    tél. 0 811 141 141 (prix appel local depuis poste fixe)

  • SHD-SFR

    tél. 0 973 011 001 (prix appel local depuis poste fixe)

  • Connexion verte

    tél. 0 805 181 818 (numéro vert)

  • Als@tis

    tél. 0 811 955 910 (prix appel local depuis poste fixe)

Vous pouvez également consulter sur Internet différents comparatifs de solution satellite.

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