Remise du prix du roman historique 2009
Monsieur le ministre,
Monsieur le préfet,
Monsieur le député
Monsieur le maire,
Mesdames et messieurs les conseillers régionaux et conseillers généraux,
Monsieur le président-directeur général du CIC Banque BRO,
Monsieur le directeur des Rendez-Vous de l’Histoire,
Madame la présidente du Centre européen de promotion l’Histoire,
Mesdames, messieurs, chers amis,
Je suis heureux d’accueillir une nouvelle fois au conseil général les Rendez-Vous de l’Histoire pour cette remise du prix du roman historique. Cette manifestation, qui attire à Blois les spécialistes de l’histoire et des thèmes abordés, connaît un succès toujours grandissant.
Monsieur le président directeur général, vous allez dans quelques minutes nous dévoiler le lauréat du prix du roman historique et nous présenter sa personnalité et son œuvre que vous récompensez.
Ce prix du roman historique vient consacrer une catégorie d’ouvrage que j’avais défendue l’année dernière en essayant de montrer qu’elle appartenait totalement au domaine de la littérature historique.
Car c’est bien de littérature dont nous parlons. Et le roman historique, avant d’être un témoignage sur une époque ou sur des personnages, constitue avant tout une œuvre de fiction.
A ce titre, elle peut profiter de beaucoup de libertés que l’on ne pourra pas développer dans un pur ouvrage de science historique. Pensons par exemple à Alexandre Dumas qui a abondamment utilisé les périodes historiques comme cadre de ses romans.
Personne aujourd’hui, comme au XIXe siècle, ne lui dénierait la qualité de grand écrivain. Et peu importe les situations dont chacun sait qu’elles ne se sont jamais produites.
Peu de gens savent que les personnages de d’Artagnan, d’Athos, de Porthos et d’Aramis ont réellement existé. Dumas s’est inspiré de vrais personnages pour créer ses héros, alors que dans la réalité, ceux-ci ne se sont jamais rencontrés puisqu’ils n’étaient pas tout à fait de la même génération.
Mais personne ne reprochera à Dumas cette liberté, puisqu’il nous a donné ces grands romans et qu’ils nous ont plu.
L’écrivain dispose de ce pouvoir qui consiste à inventer des situations totalement improbables, en, créant des évènements qui n’ont pas eu lieu ou en faisant se rencontrer des personnages qui n’auraient jamais pu se rencontrer.
Et cela ne modifie en rien la perception que le lecteur a de l’époque dans laquelle se déroulent les évènements romancés.
Car le cadre reste juste : les grands évènements, le climat politique ou économique, les mouvements sociaux ou philosophiques apparaissent à travers le roman.
A la fin de l’ouvrage, le lecteur gardera un sentiment sur l’époque : celui que l’auteur a voulu lui transmettre. En cela, le roman historique transmet une vision subjective des évènements historiques. Il ne se pare pas d’un voile, souvent illusoire, d’objectivité, mais assume pleinement son caractère de vision personnelle, celle de l’écrivain.
C’est probablement une des raisons pour lesquelles les romans historiques ont toujours rencontré autant de succès auprès du public, car ils traduisent une vision de la société, vision d’autant plus sensible quand elle touche à des évènements contemporains ou récents.
Chacun peut ainsi les comparer avec ses propres souvenirs et les émotions qu’il avait ressenties à l’époque.
Je vous remercie.
