Discours inaugural des XIVe Rendez-vous de l’Histoire
Monsieur le Préfet,
Monsieur le Député, Cher Nicolas,
Monsieur le Président du Conseil régional, Cher François,
Monsieur le Président d’Agglopolys,
Monsieur le Maire, Cher Marc,
Madame le Recteur,
Mesdames et Messieurs les Conseillers régionaux et conseillers généraux,
Mesdames et Messieurs les Elus,
Monsieur le Président du Conseil scientifique des Rendez-vous de l’Histoire, Cher Jean-Noël,
Monsieur le Directeur des Rendez-vous de l’Histoire,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,
C’est une grande joie d’être aujourd’hui parmi vous pour inaugurer la XIVe édition des Rendez-vous de l’Histoire.
Chaque année, c’est toujours avec le même enthousiasme que j’ai plaisir à participer au lancement de cet événement national et même international qui s’inscrit désormais comme le lieu de rencontre incontournable des plus brillants intellectuels de notre époque.
Permettez-moi de rendre un hommage appuyé à Pierre NORA, Président de ce festival, qui nous fait l’honneur de sa présence et je l’en remercie très chaleureusement.
Je souhaite également souligner l’engagement du Président du Comité Scientifique, Jean-Noël JEANNENEY qui veille à la pertinence et à la qualité renouvelée des Rendez-vous de l’Histoire.
Mes félicitations vont également à Francis CHEVRIER, Directeur des Rendez-vous de l’Histoire et à sa formidable équipe.
Sans vous ce formidable événement ne serait pas possible !
Cette année, le choix de l’Orient comme thématique n’est pas sans rappeler que l’histoire des peuples se confond avec celle des cultures.
L’Orient !
Ses mythes, ses odeurs, ses saveurs mais également la richesse de sa culture sont des sources d’inspiration inépuisables dont s’est inspirée notre littérature française.
Exceptionnelle fascination exercée sur l’Occident, mystérieux et imperceptible, l’Orient nous subjugue depuis toujours.
Depuis toujours nous sommes interpellés par ce monde oriental qui nous procure une sensation de curiosité intense et qui nous pousse, d’une façon irrésistible, à vouloir en percer ses secrets les plus profonds.
Combien de savants, de voyageurs, de commerçants, de diplomates ou de militaires ont témoigné leur attirance pour cette partie du monde ?
L’influence de l’Orient dans notre société française s’incarne tant dans le style architectural du Premier Empire emprunt du souvenir de l’Égypte de BONAPARTE, que dans les rêveries orientales du jeune héros de l’Education Sentimentale de Gustave FLAUBERT ou des méditations sur les cultes orientaux de Gérard de NERVAL.
Ces invitations au voyage que suscite l’Orient, ce saut vers l’inconnu que « L’homme aux semelles de vent » décrivait dans « une Saison en enfer » comme son grand départ vers «L’Ailleurs », Victor HUGO le résumait dans sa préface Aux Orientales comme « une sorte de préoccupation générale ».
Ainsi, apprendre par la connaissance et le savoir de l’autre, comprendre la différence c’est apprécier le monde dans le trésor de sa diversité.
Mais compréhension n’est pas adhésion, en particulier lorsque la différence refuse la similitude. Rechercher dans l’autre le miroir de soi-même par l’exploration de ses propres agissements transcrit une négation certaine de la reconnaissance identitaire de chaque individu.
Refuser le regard d’autrui, c’est exprimer le rejet fondamental de la relation réciproque entre les hommes. Or, accepter la réciprocité du regard de l’autre comme lui accepte le nôtre, n’est ce pas au fond le témoignage le plus élémentaire mais le plus abouti du principe d’égalité ? Le respect de l’égalité est l’apprentissage indispensable vers la quête de la tolérance. Ce dessein passe par la connaissance des civilisations et s’impose comme la clé de l’entente entre les peuples.
L’Orient, ce mythe que l’on admire et que l’on craint, cette puissance qui rythme le pouls de notre planète et lie notre destinée demeure une source de réflexion inépuisable dont le rayonnement intellectuel participe à la compréhension de notre Histoire et contribue à la transmission de la mémoire de notre Humanité.
Je vous remercie.
