Cérémonie de remise de la médaille d'or de la jeunesse et des sport à Jean-Luc Portevin

Lundi 21 novembre 2011

Mesdames, Messieurs, Chers Amis,
Cher Jean-Luc, Chère Bernadette,

C’est avec un très grand plaisir que je prends la parole ce soir à l’occasion de cette cérémonie de remise de la médaille d’or de la Jeunesse et des Sports, pour honorer l’engagement sportif et public d’une personnalité de notre département, mais aussi un ami.

En cette année 2011, où la Fédération Française des Médaillés de la Jeunesse et des Sports célèbre ses 60 ans, permettez-moi de faire un bref rappel historique sur cette distinction.

En 1929 est créée, par décret du Président de la République Gaston Doumergue, la Médaille d’Honneur de l’Éducation Physique. Elle deviendra, en 1946, la Médaille de l’Éducation Physique et des Sports.

En 1956 sera créé l’Ordre National du Mérite Sportif et instituée la Médaille d’Honneur de la Jeunesse et des Sports.

Après la suppression de cet Ordre en 1963, c’est en 1969 que la Médaille d’Honneur de la Jeunesse et des Sports sera remplacée par la Médaille de la Jeunesse et des Sports que nous connaissons aujourd’hui.

Elle récompense les personnes qui se sont distinguées au service de l’éducation physique et des sports, des mouvements de jeunesse, des activités socio-éducatives.

Cher Jean-Luc, je suis infiniment sensible de l’honneur qu’il m’est donné de te remettre ici devant tes proches -ton épouse Bernadette et ton fils Thomas- et tes amis, la prestigieuse médaille d’or de la Jeunesse et des Sports, car elle vient récompenser des années d’engagement, qui témoignent d’un sens aigu de ton service et de tes responsabilités.

Il me tenait doublement à cœur de vous accueillir à l’Hôtel du Département :
- d’abord, bien sûr, en raison du sujet qui nous rassemble : la jeunesse et le sport, dans un département qui en la matière peut afficher plusieurs titres nationaux, voire internationaux et qui dispose sur tout son territoire d’infrastructures sportives importantes et d’un nombre important de sportifs pour la compétition ou pour le loisir.

Mon Cher Jean-Luc, il s’agit de mettre à l’honneur, ton action au service du sport, de la vie associative, c’est à dire d’une certaine manière ta contribution à la vie de la Nation.
Par quoi commencer pour évoquer ton parcours au service des autres ? Car il y a beaucoup à dire sur toi, même si ta modestie te conduit « plus à choisir de faire, plutôt que de paraître ». C’est sans doute cette modestie qui explique le temps qu’il t’a fallu pour te décider à recevoir formellement cette distinction. Elle t’a été décernée par Rama YADE, secrétaire d’État aux Sports, en janvier 2010 !

C’est d’abord à l’école, comme beaucoup d’entre nous réunit ce soir, que tu découvriras le sport. Mais, c’est dans un tout autre lieu que tu « perfectionneras » cette découverte quand, à 19 ans, tu effectues ton service militaire dans les chasseurs alpins ! C’est dans cette unité de l’armée de terre française que ton appétence pour l’activité physique va se développer !!

A ton retour dans la vie civile en 1967, tu pratiques alors le football au sein de l’association sportive de Oisly. Au travers de ce sport collectif, tu apprendras les valeurs fondamentales qui caractérisent le sport et sa pratique : le respect, la tolérance, l’échange, la solidarité et la convivialité.

Ta générosité au service du collectif, tu vas en user… et en abuser !... et tu vas très tôt être un bénévole actif.

Alors qu’en 1976 tu reprends la succession de ton père à la tête de l’entreprise familiale de peinture, dont tu as célébré le centenaire l’an dernier, tu arrives à Vineuil.

Dans cette commune de l’agglomération blésoise, tu vas encadrer les jeunes, pendant plusieurs années, notamment dans le tennis, et tu auras toi même un classement 4ème série. 

L’amateur et l’ancien pratiquant que je suis te félicite !

En 1980, tu prends la co-présidence du football à l’Association Amicale de la Jeunesse Blésoise – l’AAJB – club omnisports de Blois, responsabilité que tu assureras jusqu’en 1986.
Mais ton engagement associatif ne se limite pas au sport !

Parallèlement, en tant que jeune dirigeant d’entreprise, tu t’impliques aussi pendant 15 ans dans le domaine économique.

D’abord, au sein de la Table Ronde, dont tu seras le trésorier, le secrétaire et le président, puis à la Jeune Chambre économique.

Cette générosité au service des autres, tu vas l’engager tout entière dans la vie publique, auprès des Vinoliennes et des Vinoliens.

En 1989, tu es élu conseiller municipal à Vineuil. Puis, après avoir été 1er adjoint auprès de Robert MOREAU, tu en deviens le 1er magistrat de 1999 à 2008.

Pendant ces années, tu travailleras intensément et passionnément au développement du sport afin de doter Vineuil d’équipements performants.

Mon Cher Jean-Luc, c’est aussi sous ton impulsion que l’association HANDI’CHIEN s’y implantera. Un centre, aujourd’hui reconnu, qui forme des chiens d’assistance destinés à être remis gratuitement à des personnes handicapées moteur.

Pour cela, je sais que tu as dû convaincre tous azimuts.

Élu conseiller général en 2001, c’est « presque naturellement » que je te charge de la vice-présidence des sports et de la vie associative. Tu mets alors ton expérience de bénévole et ta façon d’agir au service du département de Loir-et-Cher et plus particulièrement auprès du monde sportif et associatif.
Tes qualités humaines, ton implication, j’ai pu les apprécier, Jean-Luc, dans les dossiers que tu as suivis à mes côtés au Conseil général, et je tiens ce soir à te remercier personnellement.
Depuis 2010, tu es juge auprès du Tribunal de commerce de Blois. Nul doute pour moi que, dans cette fonction, tes qualités humaines sont un atout sérieux dans le règlement des litiges par cette juridiction.

Telles sont, mon cher Jean-Luc, les riches étapes de ton parcours.

Il montre que l’on est rarement d’emblée, sans effort, bénévole… on apprend à le devenir.

Il faut bien évidemment du travail, des compétences. Mais si le bénévolat est un mode d’action, volontaire et gratuit pour une cause, c’est d’abord un état d’esprit !

C’est une philosophie de vie faite d’altruisme, d’intelligence et de volonté d’agir !

Je suis fier de t’avoir eu dans mon équipe au Conseil général avec cet état d’esprit et ces valeurs que tu nous as permis de partager.

Un dernier mot, Jean- Luc, pour celle qui est à tes côtés, ton épouse, Bernadette, car pour réaliser ce chemin il te fallait un accompagnement solide.

Vous avez su aussi mener une vie de famille attentive auprès de vos trois enfants Thomas, Jean-Baptiste et Thibault.
Et, la transmission de l’entreprise familiale depuis quatre générations apporte le témoignage irréfutable de l’attention particulière que vous portez aux valeurs familiales.

Cher Jean-Luc, l’occasion m’a été donnée, ce soir, de rendre hommage à un homme d’engagement.

Pour la générosité et l’enthousiasme avec lesquels tu as assumé les responsabilités qui t’ont été confiées, je suis très heureux de te remettre, avec mes très vives et très chaleureuses félicitations, la Médaille d’Or de la Jeunesse et des Sports.

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